HISTOIRE A LIRE

MEDHI L’AFRICAIN

Sur une terre lointaine, là-bas au-delà de la mer bleue il y a un petit garçon beau comme un Jésus, beau comme un soleil, beau comme un Jésus sortant du soleil.

Ce petit enfant s’appelle Medhi, son seul et unique passe-temps· c’est la plage, il aime rester de longues heures allongé sur le sable chaud à rêver d’une autre vie, il imagine un autre ailleurs, il se voit tel qu’il est noir, tout noir. noir comme une nuit sans lune. Sa peau brille sous le soleil africain surtout lorsqu’il sort de l’eau, seul le soleil lui chauffe le cœur.

Un jour, étant seul sur la plage, il fit un rêve extraordinaire : il faisait chaud, très chaud, le sable était brûlant sous ses pieds noirs au-dessus, roses en dessous ; sa longue chevelure noire de rasta lui tombait jusqu’aux fesses.

Ses yeux brillaient de mille éclats, ses belles dents blanches semblaient mordre dans la vie· à pleines dents, il dégageait une forte personnalité. Mon Dieu ! Grand Dieu ! Qu’il était beau. C’était co111me un ange venant de nulle part, et c’est sûr, un jour proche il s’en ira ailleurs, il ne pense qu’à cela, mon beau petit ras-ta ; c’était le fils de personne, son père et sa mère étaient morts à la guerre ; il vivait de petits riens, en cirant des chaussures dans la nie, en récupérant du fer et du papier qu’il vendait ; parfois pour manger il cherchait dans les poubelles des gens de sa ville. La vie lui semblait dure et injuste, mais son rêve était toujours présent dans sa tête et cela lui donnait beaucoup de courage. C’était un brave petit homme, il· ne mendiait pas, il était bien trop fier pour cela et un rasta, ce n’est pas un vagabond, ça n’est pas un romanichel non plus, c’est un petit rasta, c’est un fils de rastaman, son père était musicien, même un grand musicien inconnu bien sûr, parce que c’est souvent comme cela, il faut parfois qu’un poète soit mort pour être reconnu, et encore dans nos sociétés actuelles …

Mais passons. Sa maman était une chanteuse méconnue elle aussi, mais Medhi le sait il se souvient avec tellement d’amour des chansons qu’elle lui chantait quand il était petit enfant, et lorsqu’il est seul, il chante comme l’oiseau pour lui-même, il chante ce qui suit: « un jour tout proche, un jour viendra je serai grand, alors, alors, je partirai d’ici, j’irai très loin, si loin sur les ailes du vent ; je me laisse-rai emporter ailleurs, loin de la misère, loin de la guerre, dans un autre monde loin des hommes de la terre sur une autre planète, j’inventerai une autre vie, surtout une vie d’amour et de paix pensait l’enfant, j’irai peut-être en France se disait-il à lui-même, il y croyait avec tant de force et tant d’ardeur.»

Son rêve était grand, fort et puissant. Donc, un jour étant sur la plage, endroit où il avait dormi cette nuit-là, au lever de l’aurore, alors qu’il regardait vers l’infini de la mer bleue, il vit comme une ombre se dirigeant vers lui; il crut revoir sa mère, il fut éberlué, abasourdi, il n’en croyait pas ses mirettes.

Oh ! Joie intense

Était-ce un mirage ?

Était-ce la réalité ?

Etait-ce une bonne fée ?

Etait-ce un ange ?

Dans un grand silence, l’ombre arriva jusqu’à lui, alors, Medhi ébloui par une intense lumière, il vit laissa emporter loin de son pays.

Il ne saurait dire combien de temps dura son voyage, il  se vit doucement, très doucement s’éloigner de la terre et c’était beau comme dans un rêve. Durant tout ce temps, il dormit pro-fondement comme un bébé heureux. Son rêve voyait le jour, ça y est, il est en France ; dans un foyer s’occupant des enfants de la guerre, pour orphelins de la terre, ce foyer lui trouva une famille d’accueil, de braves et honnêtes gens qui aimaient les enfants ; et malgré sa peau noire, et sa longue tignasse de rasta, Medhi s’intègre parfaitement, d’ailleurs, il fréquente régulièrement l’école Saint-Joseph de Naintré, c’est même l’un des plus brillants élèves de l’établissement. Medhi ira loin, il chante de belles et envoûtantes chansons africaines, vous savez ce genre de chansonnette qui donne la chair de poule, et il a une si belle voix ; ce sera un très grand musicien, ça c’est sûr et même certain. Vive Medhi pour demain !

Vive le petit rastaman !

Vive sa belle peau noire !

Vivent ses beaux cheveux crépus !

Et que vivent toutes ses chansons !

Nous danserons sur son tam-tam de l’amitié ici même à Naintré. Et qu’on danse et qu’on chante, vive l’Afrique et sa vraie culture. Vive Medhi et qu’il se mélange avec celle qu’il aimera d’un amour à nul autre pareil …

Qu’ils aient des enfants, de beaux petits rastaman, des chanteurs, des joueurs, des musiciens, des conteurs de souche africaine, c’est une chance pour nous de connaître  une autre culture gue celle du terroir, c’est une ouverture d’esprit, un élargissement du cerveau, un agrandissement de la vue. Une nouvelle senteur est là, présente; senteur intense de l’Afrique, ses odeurs, son parfum, ses musiciens, ses musiques, surtout ses musiques  envoûtantes.

Son djumbe, son tam-tam entendez-vous  au loin la-bas, si loin et si près à la fois ; moi j’entends et je vois le sable chaud, le soleil et la mer, le vent, les oiseaux et tous les animaux africains : le vaudou, le zébu, l’éléphant, la panthère et la lionne et ses petits courants en  liberté en laissant  derrière aux un beau nuage de poussière. Je vois le safari que je n’ai jamais fait et que je ne ferai pas, mais je l’admets, Je puis comprendre, et vous comprenez-vous, ce peuple qui nous espère et qui nous attend !

Qui a trop à nous offrir pour le peu qu’ on lui donne.  Aujourd’hui Medhi est triste, il pense à son pays, il est né a Assiout sur les bords du Nil, pas très loin de la mer Rouge, il est donc de naissance égyptienne. Ses grands-parents étaient des nomades du désert arabique .. Medhi ne les a pas connus, ils sont morts trop jeunes…

Notre petit africain de descendance bédouine a du vague à l’âme, l’endroit où il a eu tant de mal   à survivre lui manque, la chaleur d’Afrique aussi, sa grande banlieue du Caire, endroit où il vivait avant la mort de ses parents. Ici il a l’impression d’être un peu en prison, le fond de l’air est frais, il faut toujours être habillé avec des pantalons, des pulls, des chaussettes aux pieds, des chaussures qui serrent les pieds. il a Ie sentiment que même ses pieds sont emprisonnés, les oise aux de Naintré sont beaux, certes, mais ils n’ont pas la couleur ni le chant puissant  de ceux d’Afrique …

Il revoit le cirage, le chiffon, les chaussures, une toute pièce de monnaie, il revoit les chiffons, les papiers, il revoit la vie, la misère, la misère de la vie et tout souriant il déclare : __ j’ai quand même de la chance!

tiens je vais me faire une petite chanson pour moi tout seul !

Oh ma belle Afrique !

Endroit où j’ai vu le jour sur ton sol, je reviendrai, je poserai une brique avec tendresse, avec amour, toi si grande à mes yeux le soleil africain, je pense à toi, à toi ô ma jolie ville d’Afrique!

Attends-toi un de ces jours à me voir arriver joyeux à la recherche de mon identité.

Soudain, il allait mieux, sa force intérieure refaisait surface, et c’est alors qu’il entendit :

— A table on va manger, le repas est prêt ! — J’arrive, juste ke temps de tirer mes volets et je viens. Brrr, il va faire froid !

— Mets le pain sur la table, S’il te plaît Medhi, ainsi que la cruche d’eau lui demanda sa nouvelle maman.

— Oui tout de suite !

— Je n’aime pas le riz dit une petite fille !

— Etre une petite fille asiatique et ne pas aimer le riz, ça c’est le comble de la vie., Tchésunim, pour me faire plaisir un tout petit peu de riz, s’égosillait la maîtresse de maison.

— Non non, je vais le vomir si tu insistes Mamounette !

— Laisse-la lui conseilla Medhi : tu sais bien qu’elle est très délicate  Tchésunima, ma petite soeur chérie !

Mamourette c’est une femme de la terre, enfin une femme qui est près de la nature, c’est une fervente écologiste.

Elle ne milite pas, mais journellement, elle répète sans cesse que nous nous devons de respecter la nature. Comment dit-elle déjà ? Ahh oui :

— Dame « Nature » ; Dame « Lune », et Monsieur « Soleil » ; N, L, S sont donc 3 consonnes qui sont souvent sur le tapis dans la maison de Mamourette.

L’homme de notre maman nourricière Hé oui c’est ainsi que l’on appelle une femme qui offres son temps, sa présence.

Sa bonté de cœur et son savoir-faire avec une infinie tendresse à s’occuper de nous. Son mari est absent, il travaille la nuit, enfin cette semaine il fait les 3 huit, c’est-à-dire qu’il n’a jamais les mêmes heures de travail : un coup il est absent le matin, un autre l’après-midi et puis encore un autre coup la nuit. Ainsi va la vie à Naintré. On mange, on plaisante et on rit : la maison de Ma-mourette est belle, son intérieur est chaleureux, c’est un endroit plein de vie, c’est comme un grand nid d’amour. Mamourette est un peu musicienne, ce qui plaît énormément à Mehdi ; ça lui rap-pelle de si beaux souvenirs, et à l’instant, un instant seulement, il revoit le visage de sa maman, il entend encore sa voix si belle et si tendre. Il a un petit pincement au cœur, et deux larmes perlent à ses yeux et il se retourne pour les essuyer du dos de la main gauche, la main du côté cœur. Mamourette qui avant tout est une femme de cœur s’en aperçoit. Alors elle le prend dans ses bras et le berce et l’embrasse et lui dit :

« pleure, mon petit, pleure si cela te fait du bien tu ne dois pas avoir honte de pleurer. Cela prouve que tu as du cœur.  Un vrai homme ça doit pleurer conclu-t-elle et elle ajouta : si tu veux me parler de toi, de ton papa, de ta maman, saches bien que je suis là pour t’écouter ; tu comprends ce que je te dis. Il te faut parler afin de ne pas garder de rancune, ni de haine dans ton petit cœur d’enfant» !

« Oui, Mamourette, je comprends mais je ne peux pas, pas encore. C’est trop tôt, j’ai besoin de temps, de beaucoup de temps, mais un jour je te le promets je te dirai tout de A jusqu’à Z, comme vous dites ici en France.»

Elle se mit au piano et joua en chantant cette chansonnette.

C’est l’enfant de la misère qui est venu près de moi

Qui n’a reçu de la vie que des peines et de l’émoi

Mais c’est terminé tout cela

Et désormais tu es avec moi

Je vais te faire un vrai homme

C’est fini mon petit Mehdi

Laisse donc chanter ton émoi

Va chercher ta guitare et chante avec moi

C’est l’enfant de la misère qui a laissé son pays

Qui est venu près de moi en réclamant de l’amour

La joie est là dans mon cœur

Laisse-moi adoucir ta peine

Laisse donc chanter ton émoi

Avec moi s’il te plaît

C’est l’enfant de l’amour que l’homme a abîmé

Je dois le reconstruire et c’est ce que je fais

Doucement, calmement, tendrement, doucement, calmement, tendrement

Jour après jour, je t’aime Mehdi avec mon cœur plein d’amour Pour faire de toi un enfant de la joie.

Mehdi, tu veux bien aller chercher du bois au sous-sol, on va se faire un feu de joie, choisis le petit-bois il prend mieux.

Oui Mamourette, j’y cours ! Il descend les marches du sous-sol un beau chant africain aux lèvres ; tant que le chat miaule. Mamourette grattouille dans la cheminée, on entend le bois mort craquer et puis un crochet qui se pousse, un tiroir qui se ferme, du papier qui se froisse, une allumette qu’on gratte, la porte de l’insert se referme et un beau feu flambe dans la chemi-n  · …

C’est comme un semblant de bonheur, une douce cha-lcm se diffuse dans le salon où dort Tchésunima sur l’un des canapés bleu ciel en vachette. Mehdi s’installe sur le rocking-chair et se laisse balancer devant la cheminée où pétille un feu del joie. Mamourette vient de placer une cassette sur la chaîne stéréo et la voix de Balavoine chante belle, chaude, chaleureuse :

Petit homme mort au combat

Quel Dieu a pu vouloir ça

des prières

Rythmées par le glas

Petit homme mort au combat

Qui a pu guider ses pas

Quel Dieu a pu vouloir ça

Qui peut être fier

De tant de dégâts

Devant ces feux

De haine, de terre, de sang

J’espère un peu quand même

Que l’homme comprenne

Que l’enfant ne sait pas

À quoi il consent.

Et puis la cassette enchaîne , sur ,. . 1111difference , et  encore sur les singes de mon quartier ; et ce sera tout pour ce so1r. De-hors le vent souffle, la nature se plaint de son triste sort, et toute la maisonnée dort les poings fermés. Seul le chat ronronne et le chien Platounne ronfle et la pendule fait tic-tac, tic-tac, tic-tac …

Nous sommes en plein hiver 1991 et dans la Vienne, une tempête de neige fait rage. La neige reste durant plusieurs jours et beaucoup de camions et de voitures sont prises par le verglas. Oh! glas, glas les frigos, la route national:  O ou se trouve situé Naintré est bloquée. La vie est même arrêtée momentanément …

Mehdi découvre pour la première fois une sensation nouvelle, la neige. C’est en ouvrant ses volets qu’il s‘écrie : Oh’. Comme c’est chouette, ça m’effraie! Il fait de l’esprit et sans le savoir; c’est le comble de l’intelligence pense tout haut Mamourette.

« Vraiment, ce petit homme sera grand !»

Essmoh se lève, c’est l’homme de Mamourette. Elle se plaît à l’appeler aussi « son petit euqume ».

Nous sommes un mercredi et Tchésuruma dort encore. Mamourette est partie faire son petit marché à la plaine d’Ozon à Châtellerault. Mehdi est seul avec Essmoh qui peste contre le froid , contre la neige, il bougonne entre ses dents ; il est sans cesse de mauvaise humeur, c’est vraiment tout 1 ‘ oppose , cl e sa femme il écoute son poste de radio constamment à peine levé. Il tourne ‘1e bouton sans jamais demander aux autres si ça les inté-resse, en plus le son est fort, il balance sa têt  de  au  en bas ?e

droite à gauche, oui vraiment c’est un éternel insatisfait de la vie, pestant contre tout et souvent pour un rien…

Mehdi n’aime pas trop être en compagnie. de c t homme qui le dévisage comme une bête curieuse, ma1s la v1  malgré son jeune âge, lui a déjà enseigné la tolérance, alors, il essaye de comprendre, tout en ayant beaucoup de mal à y par-venir. Finalement il finit par se dire qu’il est malheureux et comme il en ignore les raisons, l’enfant se pose des questions qui restent sans réponses …

Maintenant il a huit ans et demi et Tchésunima elle a quatre ans, c’est une petite rescapée du Vietnam … Placée elle aussi par le foyer des enfants de la guerre pour « Orphelins de la Terre» chez Mamourette.

D’ailleurs, Medhi à la charge de la petite lorsque Mamourette n’est pas là et c’est pourquoi il prépare son petit déjeuner en lui disant :

  • « tiens manges et bois tout ça, c’est pour toi!».
  • Bof, j’ai pas trop faim ce matin, dis donc toi tu ne m’as pas bisouillé. Ah oui, c’est vrai! Excuse moi j’étais ailleurs ! ».
  • Ah bon ! Et t’étais où ?
  • À l’école, j’ai en tête une récitation qui est compliquée!
  • Ah, ah, et c’est quoi, raconte moi je veux savoir?
  • Eh bien, c’est l’histoire d’un âne qui est moins méchant que nous!
  • Il dit : « Ah mon frère qu’allons-nous devenir un âne est moins méchant que nous ».
  • « tu vois l’âne évite d’écraser un escargot » tu te rends compte :

Qu est-ce que c est que la vie d’ un escargot ; . ».

Et les enfants causent, jasent et patati et patata : la meilleur eau c’est la Badoit, pub de la petite fourmi, enfin de la cigale qui conseille à la fourmi de boire de la Badoit en dansant sur une table. C’est une vision de la télé. Soudain Tchésunima regarde dehors et dit : purée que c’est beau! Ça fait mal aux yeux c’est tout blanc partout Oh ! que c’est beau! Ah que c’est beau! S’émerveille t’elle !

Ils entendent Essmoh qui bricole en bas dans sonate-lier, le compresseur fait un bruit infernal, il s’arrête et maintenant c’est la scie sauteuse qui grince des dents et ça tape et ça cogne et ça scie et pan et boum et pouf et Bloum (Léon) et vive la bricole …

Mamourette est revenue du marché, elle est toute retournée, avec son RS, sa voiture quoi, sur la nationale 10 elle a fait un tête-à-queue sur une plaque de verglas. Elle raconte à son homme : j’ai tourné, tourné, tourné comme une toupie et je me suis retrouvée dans le sens opposé. Je tremblais de partout. Je suis sortie de la voiture en me tâtant la tête, les bras, et la jambe, le dos, et les fesses. Je dois avoir un énorme bleu à la fesse gauche. J’ai un de ces mal et me voilà avec un œil au beurre noir et une grosse bosse à la tête, enfin me revoilà je suis entière ça te fait rire toi hein ! Espèce de vaurien. J’aurais bien voulu t’y voir gros malin et elle conclut en jurant de ne plus prendre la voiture par temps de neige et de verglas.

« Braquer le volant dans le sens contraire, c’est facile de dire ça quand tu tournes comme cela à vive allure, tu as l’impression que ça ne va jamais s’arrêter et de toute façon c’est ce que j’ai fait, J’ai pas freiné, j’ai tourné d’instinct le volant, c’est sûre-ment pour cela que je suis de retour tu ne seras pas veuf espèce de d’Essmoh, pas encore et elle riait éxagèrement …

Les enfants enfilèrent des bottes et allèrent faire con-naissance avec la neige et ça riait de bon cœur, leurs bouts de nez étaient tout rouge et leurs mains aussi, ils firent un énorme bon-homme de neige au fond du jardin. Mamourette apporta deux gros boutons rouges pour les yeux, un morceau de charbon bien noir pour le nez et un morceau de citrouille découpée en forme de lèvres pour la bouche. Elle mit un vieux chapeau melon sur la tête du bonhomme de neige, une écharpe autour du cou, puis elle alla chercher une vieille carabine à plomb hors d’usage qu’elle cala entre les mains du bonhomme de neige.

Ils étaient maintenant en présence de l’abominable homme des neiges, le yéti ; ils dansèrent comme des fous en promettant de tuer la bête. Le soir à la tombée de la nuit pelles et pioches, en main à la lueur d’une lumière qui s’allumait et qui s’éteignait un espèce d’halogène installé par Essmoh, Mehdi, Tchésumina et Mamourette abattirent le yéti.