HISTOIRE A LIRE

MEZISSA & MEZIENDON (#1)

Née à Nung sur Beuvron en l’an 1919 élevée par son père uniquement, sa mère décèda en lui donnant le jour le 25 janvier 1919 le premier tome se situe entre 1919 de fin de l’année 1933. Elle rencontre constant Méziendon à la fête des vendanges à Pruneaux en Sologne en Octobre 1933. Elle a donc presque quinze ans moins trois mois.

Cette brave femme Portait le doux et tendre prénom deux Mézissa. Elle se maria  avec Monsieur de Méziendon,  qui lui,  venait de  la région du Bas-Rhin. Tout le village en riait , à s’en tenir le bas ventre, vous pensez : ça y allait.

  • C’est à n’ y pas croire disait la boulangère et à riait, riait, riait…
  •  Avoue que ça porte à confusion riait le facteur ! En pouffant de rire… 
  • Y’a vraiment de quoi se laprendre et se la mordre enchaînait  !  le charcutier ambulant ! En distribuant ses saucisses et son boudin, et son jambon…
  • Tiens regarde ! V’la la Mézissa  de Méziendon dans le Bas-Rhin avec son gros ventre; il paraît qu’elle aime ça, enfin moi j’sais pas,  j’ai pas encore été y voir; et de penser tout bas c’est pas l’envie qui m’en manque serinait à voulait l’entendre disait le cordonnier.

Mais Mézissa Ellicot, c’était son nom de jeune fille il lui venait des Fanfan de la France profonde et c’était la fille d’un modeste paysan de Sologne il fait veulent à la naissance de Mélissa sa femme et sa famille partir en 90 jours allez-y ça today arriver à Vert mousse d’annonce en Sologne les communes situées entre Romorantin Hénin sur le métro à l’époque devant dans ce genre de village tout était présent sur place c’est ainsi qu’une inscription en parler exactement une enseigne allez les gens à s’arrêter un moment tout simplement histoire de traquer, et qu’on entendait avec ferveur : a la tienne j’ai gêne ! C’est ça À la tiennent pas parole! Et encore à la tienne,! Etc. etc. et cetera etc.…

La patronne du bar s’appelait Simone la vie c’est dite mormone Elle avait fort à faire avec cette bande d’habituée qui ne la quitter qu’une fois livre était une vente en chantant des chansons cochonnes et grivoises tel que je bande comme je ne sers en colère, ou bien l’autre exemple si tu voulais chatouiller mon lézard je te ferai minette ce soir au plumard..

Dans le village, il y avait une mairie, une école municipale, et bien entendu, deux écoles privées, l’une tenu par les sœurs franciscaines, Et l’autre parler frères jésuites.

Il y avait un boulanger, un épicier, un cordonnier, un garde champêtre, un docteur, un pharmacien, des paysans, un ramasseur de fruits et légumes, un maraîcher, de couturière, une droguerie, un restaurant entre parenthèses les trompes de chasse.

En ce temps-là un village c’était très vivant il y avait plusieurs Châtelains avec chacun un immense domaines terre, bois, Château, dépendance importante leur permettant de loger leur personnel de façon à l’avoir sous la main 24/24.

En ce temps-là, les journées étaient longues est très épuisante 14 16 18 heures par jour selon le statut social que l’on voulait bien accordé aux petites mains de l’ombre.

Mélissa t’es très copine avec le fils du régisseur du châtelain du domaine des Bruyères. Hélas ils étaient au-dessous m’en séparer, l’un aller à l’école des faire jésuite, élu à l’école communale, il n’y avait que le jeudi qui se retrouver en cachette de leurs parents, dans la forêt du château du Gaiquéfou, un château bizarre qui avait une curieuse légende, il se disait dans tout le pays et même aux alentours, autre fois ce château avait été l’événement d’une étrange mort d’un enfant, ancêtre du Baron Joseph de la Maltournée.

Mélissa son camarade Louis alors qu’ils étaient tous les deux absorbés à chercher des champignons, attendez un bruit de pas sur le bois mort puis tout à coup une étrange musique se fit entendre :

« Chut ! Écoute, silence s’il te plaît Louis, Entends-tu ce roucoulement ; on dirait comme une plainte ! »

Louise dressé sur ses deux jambes et écouter très attentivement ; Et Il lui répondit :

« n’importe quoi, tu entends quoi exactement ! Parce que moi en ce qui me concerne je ne vois rien et je n’entends rien » !

– ah ! Bon je dois me faire des idées pourtant, il me semble bien que quelqu’un était présent ! Lui répondait-elle et, à cet instant même, elle la tête en l’air et elle vit a un énorme oiseau qui prenait son envol en imitant un espèce de cri plaintif.

– tu as entendu cette fois !

  • Mais non, j’ai vu un oiseau, je crois que c’est un paon, tu sais celui qui fait la roue avec sa queue !

– à part, qui fait l’ amour avec ce que de toutes les couleurs ; ah oui c’est vachement bon ça ; tu dis que ç’est un énorme volatile, c’était un paon !

– Mais oui ! Tiens regarde où tu es les pieds, tu marches sur 17, une belle tête de nègre ; Hahaha! Dis donc toute la famille cèpe est là,  j’ai juste à les saisir avec les doigts par le bout de la queue ;

C’est papa qui va être content, il aime tellement ça les têtes de nègres ;  il dit que, quand elle s cuisent elle chantent dans la poêle !

– Ah ! Bon je dis à ton père, parce que le mien, il dit que ce sont les girolles qui chantent  ; il  rajoute même que celles-ci lui disent allez vas-y croque-nous à pleines dents !…

Ils firent un détour vers les temps du domaine du château de guetter faut, Histoire de voir quelques canards et oies sauvages mais, ne voyant rien il rentrèrent au village.

Cette fois Louis porte laissait au restaurant des Trompes de chasse, et Mézissa, portait le sien, son panier de cèpes à l’épicière. Quand ils se séparèrent chacun de faisais un thé dans sa poche l’argent de la récolte; ils se sont embrassés et séparés en se disant à dimanche à la Messe.

Tout le monde allaient à la messe sauf l’instituteur et sa famille. Les croyants, les non croyants, les femmes allaient à la messe, et les hommes aller au café, chez Momonne, il se tapaient une belote en sirotant du petit blanc (le noa) qui fut par la suite interdit car il paraît que c’était un vin qui rendait fou. D’ailleurs, un fou il y en avait un dans le village. Le pauvre père Boucabaie. Je vais vous conter son histoire.

Il y avait une femme et une belle petite fille âgée de trois ou quatre mois, qui fut soudainement prise d’une forte fièvre et s’en alla subitement d’une mort rapide. Aujourd’hui, on dirait sans doute qu’elle est morte de la mort subite du nourrisson. Le père Boucabaie il ne parlait plus à personne, et se fabriquait un aéroplane en bois, et se mit à parler tout seul, en se promenant avec son aéroplane, qu’il brandissait  à deux bras dans tout le village en hurlant :

–Mon aéroplane, mes taupines embours, toujours dans le trou de mon cul est dans le trou du cul de tout Le Monde !

Les gens disaient : le pauvre comme il est malheureux, et puis très vite, Un matin, des hommes, Ils étaient quatre. Ils ont voulu emmener de force, et comme il refusait, ils lui ont mis la camisole, Et puis, ils sont partis avec lui. Sa femme pleurait à chaudes larmes en disant :

– Mon Dieu ! Mon dieu ! Mais que vont-ils lui faire à Bonneval dans quel état vont-ils me le rendre !

– Rassurez-vous Madame Boucabaie : ils faut faire confiance aux hommes de science qui s’occupent des fous je lui disait Monsieur le maire du village! Confiance confiance confiance !

Elle entrait dans l’église, elle se dirigeait vers la statue de Jésus sur sa croix, Elle se mit à  marmonner une espèce de prière en chantant :

– Mon Dieu, mon Dieu rendez-le-moi encore un peu le temps de s’adorer, de se le dire, le temps de se fabriquer des souvenirs. Mon Dieu, mon Dieu, Doux Jésus, faites en sorte qu’il ne soit pas tout à fait fou, juste un tout petit peu !

C’est le curé du village, qui, à la nuit tombée la soutenant par un bras, La reconduire chez elle en lui disant en lui disant :

– je vais prier une partie de la nuit pour votre mari est pour vous, et vous verrez tout va s’arranger !

–N’ oubliez pas ma petite fille, priez aussi pour elle qu’elle soit admise au paradis ; quand j’y pense, dire qu’elle n’était même pas encore baptisé, mon Dieu, doux Jésus que de souffrance, mon Dieu mon Dieu ! Et elle pleurait de plus en plus, d’énormes sanglots soulevaient poitrine.

Il faisait nuit noire, quelques ivrognes en rentrant chez eux entendirent les lamentations de la pauvre femme Boucabaie ; ce qui fit dire à l’un d’eux :

  • Entre ! Toi manger jeune embrasse en mettre un petit dernier! Petit blanc !
  • Juste un répondit Gégène !
  • Bois donc ! On sait pas de quoi demain sera fait, regarde un peu chez les Boucabaie, tu te rends compte dans quel état ça l’a mis mort de sa fille !…
  • Ça m’en fou tous les jours, Allez Popole un petit dernier, et moins faut que je me rentre !

Dans le village à chien hurler à la mort; ouf ouf ouf ouf…

Aujourd’hui c’est dimanche, jour de messe toutes les bigottes se font belles pour aller à la rencontre de Dieu, surtout en présence de châtelain Monsieur & Madame le Comte Gaiquéfou, et également Monsieur &Madame le Baron de la Maltournée il faut les voir en rentrant dans l’église,

C’est belle dame chapeauté, Voilée, bras de leurs compagnons les entraînant dans une nef, leur étant spécialement réservée tout près de la chair du curé…

Ça y est c’est le moment à ne pas rater les cloches sonnent : Bing Bing Dong Bing Bing Dong Bing Bing donc c’est la ruée vers l’église, Beaucoup de femmes, quelques hommes, et surtout des enfants de tous les âges.

Mais ils savent un petit signe de la main à Louis, tout en se signant car l’église étant avant tout la maison de Dieu on ne parle qu’en messe bas, Pour ne pas offenser le seigneur, et aussi pour ne pas se faire désapprouver des autres seniors présents…

Et l’on entend le curé dire à ses ouailles :

– Levez-vous, nous allons honorer notre doux Jésus : chapitre 3 Page 13 de votre missel commandement de Dieu ! Un seul le dieux tu adoreras et aimera parfaitement ; dieu, en vain tu ne jugeras, dieu tu serviras dévotement, tes pères et mères tu honoreras…

Maintenant à genoux récitez trois Pater et trois Avé et que Dieu le Père et le fils et le Saint Esprit vous bénissent ainsi soit-il amen !

Et maintenant en latin  : et comme Spirou toto sécoula, sécoula Amen …

La messe durait une heure, avec un prêche du curé, des chants spirituels, des psaumes des saluts, des récits d’Evangile…

On arrêtait pas d’être tour à tour debout, assis, à genoux sur des prie-Dieu, à réclamer des avantages à Dieu, À Marie, à Saint-Joseph, à Jean-François d’Assise, à Sainte Thérèse…

–T’as vu ! Tout ses saints. Tous ses anges saints marmonnait une môme.

– Chut ! S’exclamait une grande personne. Chut, priez et taisez-vous !

Avé Avé Avé Maria, alléluia alléluia, Avé, Avé Avé, Dieu le Père,  par mon intermédiaire vous bénit, que la paix soit avec vous ! Je vais vous demander de vous agenouiller une dernière fois, et je vous demande de faire une prière pour Madame Boucabaie qui est absente de notre sainte église, et puis ce sera la quête hebdomadaire ; et vous serez libres ; cependant je compte sur vous pour les Vêpres ! Merci merci merci merci merci merci …

Après la messe, le curé était emmené par l’un ou l’autre des Seigneurs présents et là bas sur place, dans la chapelle privée,  les bondieuseries se poursuivaient. Et oui que voulez-vous quand on aime Dieu à ce point, Il faut donner de sa personne.

– Allez, allez Mézissa on rentre à la ferme dépêche-toi !

– Au revoir Louis à jeudi !

– Adieu Mezissa à  très vite!

Le Père Ellicot et sa fille partirent en trombe dans une vieille teuf–teuf, qui toussait comme si elle avait la coqueluche, une Juva-quatre.

En milieu d’après-midi, tout le village fut surpris de voir Madame Boucabaie se promenant avec une voiture d’enfant, elle faisait le tour de la place de la mairie en chantant des berceuses et ça donner ceci :

« Si tu fais ton gros dodo papa n’aura plus bobo on se fera un petit câlin et puis tout ira bien ! »

Personne n’osait dire mot, les rideaux des fenêtres s’écartaient, Il y avait ceux qui regardaient franchement, et puis, ce qui biaisaient en faisant semblant de ne rien voir ; une femme essayait de lui parler en lui disant :

– Voulez-vous boire un petit café à la maison ?

  • moi je vous emmerde, Vous allez me laisser tranquille, je promène ma fille !

Et sous les yeux effarés de la femme, elle se mit à courir avec son landau en hurlant : je veux partir dans l’aéroplane de mon mari pour aller au ciel avec ma petite-fille; son aéroplane ses topines embours toujours dans le trou du cul de tout le monde, Quoi qu’on fasse on l’ a  toujours dans le trou de balle, et elle se mit  à rire comme une folle et à courir toujours avec son landau, Une vraie dératée et elle chantait à tue-tête :

« un jour tu verras, on se retrouvera, sur un beau nuage blanc, et tu seras mon ange gardien ! »

Quelqu’un de bienfaisant appela Le Maire qui tentait une approche qui fut vaine ; Alors il appela le docteur, et très vite, deux hommes la faire monter dans une voiture avec son landau direction Bonneval.

Dans le village jamais plus personne ne fut troublé, ni gêné par la famille folle des Boucabaie.

Le monde se consolait  en jasant genre ça : «  Au moins, À Bonneval ils sont ensembles, c’est moins triste comme cela, ils peuvent continuer leurs histoire… »

Mézissa continue de grandir au milieu de tout ce monde; à école, elle était aimée de tous ses semblables, car elle n’était jamais première en classe, ni dernière, elle était bien un peu indisciplinée, est quelque peu bavarde.

Son institut de Monsieur fontainier qui était une véritable source abondante de savoir culturel, avait pour elle un petit penchant de préférence, qu’il essayait de dissimuler comme il le pouvait ; C’est-à-dire en la punissant parfois à la place d’un autre élève. Elle avait cela en horreur, et elle s’est écriait :

– c’est pas moi monsieur, je vous assure, j’ai seulement rigolé !

– Tais-toi ! Mezissa ou je te mets en punition pour l’après classe ! Fistre…

Alors résignée, elle se taisait, tout en pensant avec amertume à l’injustice causée en sa faveur. Elle avait, et depuis longtemps compris que, chez les adultes, mieux valait se taire, que discuter ; et puis il ne faisait pas bon d’être une moucharde ; surtout chez les filles.

 

… (A suivre)…