HISTOIRE A LIRE

MEZISSA & MEZIENDON #2

Un jour son père l’informait que vers ses quatorze ans elle irait travailler en dehors du village soit chez un quelconque bourgeois, ou si elle le préférait chez un gros fermier aux alentours de Vernoux ; elle aurait le choix le moment venu ; c’est elle qui choisirait lui avait promis son cher papa Ellicot. Dans le village, il y avait toutes sortes de fêtes, des assemblées, des retraites aux flambeaux, la fête des écoles, la remise des prix scolaires et puis de temps en temps, il y aurait une séance de Cinéma chez Momone, moyennant quelques sous, tout le monde pourrait y assister. C’était un peu comme à la messe, un homme passait dans la foule et ramassait son argent, et puis ensuite un grand drap blanc était épinglé sur un mur du Bar au fond de la salle qui était devenue toute noire, la projection du film aurait lieu, avec un bruit très particulier, qui empêchait la concentration des gens, qui s’en moquaient complètement. ils étaient surtout présents pour boire un p’tit coup parce que pour eux boire un p’tit coup, ça leur était agréable ; boire un petit coup c’est doux. Cette chanson Mezissa l’avait entendue tant et tant de fois qu’elle la connaissait par cœur : « Mais il ne faut pas rouler dessous la table, un petit coup tra la la la la, un petit coup c’est doux. » Celle-ci, et puis le plancher des vaches, et puis l’enfant de la misère, et aussi les roses blanches, pas celles de Corfou, les roses blanches de ; c’est aujourd’hui dimanche, tiens ma jolie maman, etc etc. Un soir d’hiver alors qu’il gelait très fort, un chien, ou un loup, se mit à hurler à la mort : ououou ou ou, les enfants s’enfonçaient dans leur lit, les couvertures par-dessus l tête, les adultes se rapprochaient les uns des autres, Y’en à même qui en profitaient pour faire (crac ra boum)…

Et le loup, ou le chien loup qui remettait cela de plus belle, et S.V.P, en pleine lune rousse :

« OU OU OU OU OU OU » S.V.P on va pas mégoter sur un détail : « ou ou ou ou ou ouf » Enfin silence.

Le lendemain matin au réveil, chacun et chacune se tâtait, et constatait dans l’émerveillement, qu’il était bien vivant. Tous les parents se précipitaient dans les chambres des enfants, mais heureusement tout le village était belle et bien vivant.

On l’a échappée  belle s’exclama une âme !

  • Comme tu le dis on reviens de loin lui siffla une autre âme !

Pourquoi quelque chose était arrivé cette nuit là, et il avait bien eut mort ; car quand un chien hurle à la mort, c’est qu’il y a mort du moins tous en étaient persuadés !…

Le garde-champêtre lançait un avis à la population, 3 à 4 petits coups de tambours et un petit baratin qui disait : « toute disparition anormale, toute rencontre avec une âme morte, toute présence suspecte et tendancieuse, tout ceux qui aurait un rapport avec les hurlements de cette nuit, tout absolument tout, devra être signalé et consigné en Mairie « ; Le Maire étant le premier Officier de Police du Village, a le droit et le devoir de savoir, Oyez, Oyez ! A bon entendeur Salut !

pan, pan, pan, pan, pan, et le garde-champêtre retournait à ses autres occupations.

Il se devait d’afficher sur le panneau municipal l’ouverture de la chasse ! Car à la campagne, tous sont chasseurs bien entendu, il y a les grands chasseurs à courre, à pieds, et à cheval ; et puis il y a les petits chasseurs, ceux qui ont droit à la caille, la poule d’eau, la queue blanche, de temps en temps ils ont droit à un faisan, mais jamais au coq de bruyère, et à l’étang communal, on leur accorde le tir aux canards et aux oies sauvages ils ont aussi le droit de tirer sur les corbeaux et les pigeons ramiers et évidemment, ils ont le droit de chasse sur leurs propres terres, qui est quand même assez réduite, car en gros tout appartient à nos deux Saigneurs qui emploient des gardes-chasses assermentés, et mieux vaut ne pas tomber entre leurs mains.

Le grand Saint-Hubert ne plaisante pas il est présent pour charger le gibier de potence….

D’ailleurs et tout le monde était au courant, un pauvre homme donc la famille se désséchait sur pied, tel un vieux cep de vigne, avait abattu en braconnant sur le domaine du Baron de la Maltournée ; bien entendu cela datait du début du siècle dans les années 1900. Dans les campagnes de tels faits traversent les générations….

Les deux domaines ( Les Gaiquefoux et les Lamaltournée) étaient de lointains cousins germains ; des descendants de la lignée de la belle bourgeoisie aristocrate peut être les ancêtres du Comte d’une importante ville du Loiret…

Dans le château de Gaiquéfou, un enfant n’en serait jamais ressorti, et nul ne sait ce qu’il est advenu de lui. Cet enfant était des fils du Baron de Lamaltournée. C’est pourquoi le Château s’appelle le Domaine du Comte Gai-qué-fou. il se dit que l’un des ancêtres de cette noble famille était homosexuel d’où l’appellation de ce Domaine Le Gai-qué-fou. Quant à la Seigneurerie du Baron de la Maltournée, l’un de leur ancêtre avait la tête constamment retournée, il était soit-disant né ainsi, il avait le cou raide, sa tête était tournée vers la droite de son corps et sans cesse ilne pouvait faire  autrement  que de  tourner sur lui-même pour voir et apprécier les choses du quotidien de sa vie. D’où le nom donné au Château ; le Domaine de Lamaltournée, qu’on disait hanté depuis cette date mémorable  qui remontait sans doute à très loin dans le passé de leur vie antérieure. Mézissa vivait au milieu de tout cela.

Mélissa était une enfant surdoué bien que jadis on ne parlait pas de ces choses là Elle était surtout très intelligente et ça c’est une grande qualité qui hélas et des plus difficiles à vivre dans un monde qui en est dépourvu.

Elle alors béni c’est tout ce qu’elle voyait et entendez aller tes très vives et elle avait pour son jeune âge une grande longue et belle vue Elle est les animaux est énormément la nature ce qui fait que discuter avec elle. Il était courant que son père l’entendait dialoguer avec le cerisier alors elle lui disait qu’est-ce que tu es beaux effort et grand merci pour toutes tes cerises si douce à mon palais pour encore il a regardé parler avec les petites fleurs sauvages Elle leur disait si vous saviez comme vous êtes belles et comme je sentais bon si vous saviez comme je vous aime. Dans la ferme des Ellicot, il y avait un un phonographe est un poste de radio ; j’ai des photographes photographes et fuis surtout il y avait le champ de tous les volatiles possibles et inimaginables et chaque année au début du mois d’avril Mezissa était toujours surprise de constater que le chant des oiseaux s’intensifiait  d’une façon aussi jolie et ceux au point d’être réveiller chaque matin par gazouillis très bruyant alors elle ouvrait sa fenêtre en grand et elle assistait  à l’un des concerts  que seule la nature sait offrir à tous ceux qui ont ouie, c’était pour elle une évasion  intense, qui lui fera dire toute sa vie  ; la nature est, et restera l’une des plus belle et immense compositrice musicale de tous les temps.

Comme dans d’autres villages ici dans le nôtre à Vernous en Sologne, il y avait un aveugle celui-ci jouait de l’harmonium  dans l’église, c’était le père Jyvoiquedal ; une fois Mélissa qui adorait voir et regarder l’intérieur d’une église les vitraux les statuts les peintures des anges avec leurs ailes enfin le côté mystique la rendait songeuse et elle se posait des tas de questions bizarre et étranges…

Donc une fois alors que l’aveugle s’entraîner dans l’église et que le son de l’orgue l’avait interpellée très discrètement, elle avait poussé la porte de l’église s’était signé en trempant l’index de sa main droite qu’elle avait pris soin de tremper dans le bénitier puis elle s’était assise pour écouter le père Jyvoiquedal qui avait demandé :

  • qui va là, qui est la ?
  • C’est moi monsieur Mézissa c’est tellement beau j’aimerais écouter !
  • Bon d’accord alors ouvre bien tes deux oreilles et écoutes !

Alors un miracle a eu lieu. Pour elle toute seule il avait jouer un requiem qui était de sa composition beau comme un lever de soleil au petit jour alors fermez les yeux de plaisir et quand ce fut terminé Elle s’est précipité vers l’aveugle pour l’embrasser en lui disant :

  • « mon dieu comme c’est chouette « .

Notre demoiselle était émue aux larmes hé oui elle grandit la belle Mézissa maintenant elle va ça sur ses 12 ans c’est que le moment arrive ou bientôt elle s’en ira…

Son père lui en parler souvent, comme pour qu’elle s’habitue à cette idée…

Elle voulait profiter de ces dernières années de liberté Elle avait un peu peur de perdre pourtant elle était attiré par la nouveauté en même temps elle était pourvue d’une grande imagination alors évidemment dans sa tête ça y aller bon train. C’est comme cela qu’elle chantait :

  • Un petit train  s’en va dans la campagne, un petit train s’en va de bon matin, et aussi quand l’oiseau prend  on envol il perd toujours des plumes quand vole oiseau toujours il fait beau adieux petit nid douillet où j’étais choyée…

À jour alors qu’elle se promenait sur les terres de son père mais si ça n’en fait pas ses yeux elle courait après des papillons avec un filet à l’aurait des bois du baron de la mal tourné quand soudain l’image d’une femme toute vêtue de blanc avec une auréole multicolore autour de la tête lui parlait  :

  • Attention À toi petite Mezissa attention à toi attention a toi !

Et puis elle s’en alla aussi mystérieusement qu’elle était venue. Mézissa était éberluée puis pensive  dans son for intérieur ça y allait : «Qui est cette femme ? Que me veut elle est ? Pourquoi moi  ? » Elle en était bouleversé et c’est à ce moment précis qu’elle entendit comme un cri plaintif qui semblait venir des profondeurs de la terre et soudain un énorme oiseau volait au-dessus de sa tête. Elle le reconnu c’était bien lui pas de doute c’est le même que l’autre fois…

C’est le paon de la forêt celui qui s’était envolé lorsque j’étais avec Louis dans la forêt du Comte de Gayquéfou ! Il faut que je me documente sur les deux domaines se dit-elle à elle-même. Elle retournait chez elle et de suite elle questionnait son cher papa Ellicot :

– Papa s’il te plaît parle moi les légendes des domaines de nos deux seigneurs ?

  • viens avec moi il faut que je Laboure mon champ pour semer le blé !
  • d’accord je chausse mes bottes et je te suis alors vas-y papa raconte :
  • Tu sais que ce ne sont que des légendes. Je sais je sais mais encore tu me dis toujours qu’il n’y a pas de fumée sans feu donc dans une légende il y a sûrement quelque chose de vrai !
  • Je ne connais pas toute l’histoire de cette légende il que le père Jyvoisquedal était bien au courant de tout cela !
  • Dia, Hue, dia, enchaînait le fermier, doucement Pompon !

Le cheval traînait une charrue et le fermier lui, tenait les deux bras la charrue un pied dans l’ornière que faisait le soc de la charrue un autre sur la terre ferme et à ses côtés l’enfant pose des questions tout en marchant dans les pas de son père qui suait tel Eugène Sue.

Du revers de sa main gauche il s’est essuyé le fond et continuait.

  • « En avant Pompon.Dia Dia »

Et vas y que je te tire sur les rennes une fois droite en haut Ambon de chant et l’autre fois à gauche à l’autre bout de champ.

Ce matin là la la jeune fille eut droit au concert fermier ; accompagné du chant des corbeaux, des geais et des pies qui venaient se nourrir des vers de terre que la charrue, enfin son soc en concassant la terre leur offrait si généreusement des vers de terre dont certains étaient coupés en deux tous grouillant de vie et de survie. Mézissa regardait ceux-ci qui piaffaient de joie comme pourremercier son père de leur offrir un tel festin tant bon qu’abondant.

  • « dis moi papa si je faisais des crêpes est-ce que je peux inviter le père Jyvoisquedal pour venir à la maison manger avec nous ! Allez papa dis-moi oui ! je veux lui poser des questions sur les légendes allez papa dis-moi que tu es d’accord ? »

Le père balance sa tête

  • après tout pourquoi pas ça semble tellement te faire plaisir !
  • Oh merci mon papounet je vais prévoir ça pour dimanche après-midi !

Pour ce faire Elle consultait le vieux livre de cuisine qui autrefois était à sa mère qui elle l’avait sans doute récupéré auprès de sa mère car le livre étaient tout abîmé par le temps. C’est que, à l’époque on était très conservateur les gens disaient que rien ne se perdait mais que tout se transformait et c’est comme cela que l’eau sale des vaisselles, servait pour la pâtée des cochons. Il est vrai que nos anciens faisaient attention à tout et qu’ils avaient un immense respect pour la nature.

Elle cherchait dans le livre comment faire de bonnes crêpes, et soudain, elle avait entre les mains une feuille manuscrite, quelle se mit à lire tout celle-ci disait :

  • « d’abord pour faire de délicieuses crêpes de Sologne les faire avant tout avec amour avec délicatesse il faut que la cuisinière est un feu de tous les diables une belle brais,  il faut retirer les ronds du dessus de ladite cuisinière puis poser directement la poêle sur le feu après avoir pris soin que la poêle fume alors lui déposer une tasse à café de pâte à crêpes dedans. Attraper la poêle par le bout de la queue et faire danser la valse à ladite pâte, reposer sur le feu et regarder amoureusement et goulûment la crêpe cuire et aidé d’une fourchette, détachez le contour de la crêpe et faîtes la sauter pour faire cuire l’autre face de la même façon.  Recommencer l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

 

  • Recette de la pâte : dans un récipient creux mettre 500 gr d’une bonne farine de châtaigne, trois oeufs frais, une bonne bière,  une pincée de sel, 1/4 de litre de lait de chèvre, faire une pâte fine et la laissez reposer au moins trois à quatre heures voire même toute la nuit et au moment de faire cuire les crêpes alors versez dans la pâte soit de l’eau de rose,  soit deux l’eau de fleur d’oranger soit un alcool fort eau-de-vie de prune, eau-de-vie de cerise, ou eau-de-vie de poire environ un demi verre normal. Je devrais être capable de faire quelque chose de ressemblant à sa pensée mais Issa oui oui oui je vais le faire se disait-elle elle-même !

FIN DU PREMIER CHAPITRE