HISTOIRE A LIRE

MEZISSA & MEZIENDON #4

Un bon ragoût de porc  laissait son parfum embaumer la grande cuisine, éclairée d’une lampe à pétrole, ils allaient se mettre à le déguster quand soudain à la porte quelqu’un frappait : toc, toc, toc entrez !

  • Ahhhh c’est toi Dudule, qu’est ce que t’arrive, entre la maison ne va pas te tomber sur la tête, pause ton derrière sur la chaise et moi donc ça, ça va te requinquer !
  • venez voir si demain tu pourrais pas nous donner un coup de main pour rentrer les foins je te revaudrai ça quand tu auras la fauche des blés ! Lui demandait Dudule.
  • Ben Dame ! Cette question bien sûr que oui tu peux compter sur moi !
  • Après demain il faut que je sulfate ma vigne je ne veux pas qu’elle est le mildiou comme l’année passée j’en profiterai pour sulfater le champ de pommes de terre et puis les tomates ! Lui dit encore Dudule. Au revoir et à demain à la maison.
  • Moi aussi il faut que je suis il faut que je sulfate mon cépage de Romorantin, si on veut avoir une bonne vendange et du bon vin, terminait le père Ellicot.

Les deux hommes se serrèrent la pince tout comme le petit prince, est dans la famille Ellicot, le père Et la fille se mirent à attaquer le ragoût qui avait de plus en plus un fumé très appétissant.

Il est vénère toute la cocotte en fonte et Mizissa d’avouer à son père :

  • Elle fait drôlement bien la cuisine madame Legropet, à chaque fois qu’elle popote ici c’est toujours délicieux ! « Maim, miam, miam »
  • C’est bien vrai elle sait se tenir aux fourneaux, vingt dieu, cette tarte aux cerises on dirait le petit Jésus en culotte courte !
  • Bonsoir papa et moi je tombe de sommeil !
  • Au revoir ma fille bonne nuit !

Mézissa fit le tour de l’horloge elle venait de dormir 12 heures d’affilée. C’était jeudi elle devait retrouver Louis sur la place de la mairie comme d’habitude elle se demandait pourquoi il y avait toute une foule qui faisait une vraie tête d’enterrement ; Louis arrivait vers elle et lui dit :

  • Popole un macchabée dans le puits de son champ, il y a toute une bande de gars compétents qui sont en train d’essayer de remonter ; le prix est très profond.
  • Comment a-t-il fait pour le voir dans le puit ?
  • Olala moi je sais pas il paraît qu’il y avait des objets sur les alentours du puit et son chapeau flottait sur l’eau au fond !
  • Est venu prévenir le maire qui lui s’est rendu sur place, et il a prévenu les gendarmes qui eux mon prévenu on prévenu le Préfet, qui doit prévenir que le procureur du tribunal d’instance de la ville de Romorantin. C’est tout un cinéma qui remuait tout le monde du village.
  • Ils disent que ce serait une femme !
  • Et ben ça alors une femme dans le puit du brave Popole mais c’est des trucs être emmerdé ça, quand tu as une morte dans ton puit … ils vont y chercher la petite bête !…
  • Aïeaïeaïe ouillouillouille me v’là dans de sales draps s’écriait Popole !
  • Inquiète pas Popole on est avec toi nous on ne te laissera pas choir comme une vieille chaussette sale ! Disait un gars costaud en lui tapant sur l’épaule. Et Gégène d’ajouter :
  • Tu sais on t’aime mon vieux Popole ne t’inquiète surtout pas ! Il portait sa main à sa braguette et se et se retournait Popole dans la main pour uriner sur le tronc d’un platane, et est un mouvement du train arrière, pour indiquer à son Popole qui devait rentrer dans la poche kangourou de son slip blanc, il se retournait vers la foule tout en boutonnant sa braguette de pantalon.
  • Et ben voilà je me sens mieux maintenant ! D’un air rieur, Popole était pensif, il s’approchait d’une femme et tous deux sur les seules à savoir ce qui lui susurrer à l’oreille gauche ça devait être très rigolo car la femme en question se pliait en deux pour rire ; sans doute lui déclenchant une envie pressante de faire pipi, du faite qu’elle se tenait le ventre à de mains, en criant « arrête arrête Popole j’en pisse dans ma culotte » ! Tous deux pouffaient !
  • T’avais qu’à pas en mettre une de culotte ! Moi j’aime ça les femmes sans-culottes !
  • T’en as encore beaucoup des comme ça ?
  • Si tu veux rire tu sais où me trouver !

Popole rejoint Dudule Gégène Direction au bar du nez rouge.

Mezissa en regardant tout cela était quelque peu médusée…

Toute une bande de moustiques qui gesticulaient en se dirigeant au café de chez Momone au nez rouge, histoire de s’en jeter un dans le gosier (comme ils disaient). Louis prenant la main de Mezissa lui dit :

  • tiens viens avec moi je t’offre une limonade chez Momone !
  • Je veux bien j’ai une petite soif

Il y avait énormément de monde et puis un bruit the caquettement à faire fuir les poules du poulailler du Compte Gaiquéfou ; qui d’ailleurs se trouvait là lui aussi, comme par enchantement…

L’homme au chapeau haut-de-forme qu’il tenait d’une main semblait s’impatienter, et vider son verre qu’il posa sur le zinc et d’un air très cérémonieux déclarait  :

  • j’ai bien l’honneur de vous saluer Messieurs Dames,  bien le bonsoir !

Il s’en allait en tortillant des fesses ; Mézissa tout bas disait à Louis :

  • on dirait une femme qui marche ! Louis lui répondait :
  • Bah oui que veux-tu c’est le Comte de Gai-Qué-Fou ! Comme on dit (la vérité sort de la bouche des enfants)

« Pin-pon, pin-pon, pin-pon »

C’était le cortège officiel (Procureur Préfet, Maire, bras droit de l’un, tête pensante de l’autre assistants de ceci, profiteurs de cela) enfin toute la clique chic du beau monde sortait du champ de notre cher Popole, en portant la morte découverte dans son puit. Dans tout le village ça jasait, ça papotait, ça supposait , ça ergotait, ça supputait, il y en a même qui disait n’importe quoi, c’était surtout très ignorant tout ce petit monde et alors ça c’est le pire de tout, car l’imagination si fertile du monde, et si trompeuse peut entraîner le meilleur d’entre nous sur une autre galaxie.

Nos deux enfants, Mezissa et Louis pensaient eux que cette histoire n’était pas très catholique, et dans leurs croyances bien ancrée, depuis leur naissance, cela leur posait des problèmes, ce qu’il faisait dire à Louis :

  • Elle sont curieusement bizarres les grandes personnes, moi j’ai bien du mal à les suivre et à les comprendre !
  • Tu n’es pas le seul louis si ça peut te consoler moi non plus je ne saisis pas tout ! Étrange comme c’est étrange vous avez dit étrange…

De source sûre en fait la femme morte était un homme déguisé en princesse quelconque d’autrefois ; encore un grand nostalgique de la royauté abolie ; enfin bref on va pas laisser Pépin et toute sa descendance nous enquiquiner plus longtemps l es neurones qui ont suffisamment à faire avec notre histoire présente.

Récapitulons : dans le puit de Popole, une morte qui finalement était un mort déguisé en une morte, un très joli chapeau flotteur, et dans le fond du puit une arme blanche. C’était un coupe-papier en or très ancien, il avait un manche en ivoire où était sculpté la fleur de lys…

Sur la belle robe que portait le cadavre, il y avait un cœur percé d’une flèche, celle-ci était dessiné alors de chine, une véritable chinoiserie pour les enquêteurs. Le champ de Popole était lui devenu la propriété de la justice, des bande de tissu entouraient Ie puit.

(la suite demain)