HISTOIRE A LIRE

MEZISSA & MEZIENDON #5

Ce qu’il faisait râler notre Popole qui se plaignait.

  • Y en a marre de cette salade je ne peux plus cultiver ni arroser. Pour moi tout ça c’est un manque à gagner, c’est tout ce que j’y vois moi, j’en ai plein le dos, mais qui est-ce qui m’a fait une telle saloperie, si je l’avais sous la main cette ordure, pour sûr je serai capable du pire !

Il devenait tout rouge de colère.

  • calme toi mon Popole, tout va bien finir par rentrer dans l’ordre, et tu pourras alors demander des dommages et intérêts ! Lui disaient ses compatriotes…

Pendant ce temps Mézissa continuait sa lecture des mystères de l’au-delà. Elle était assise sous le cerisier, complètement absorbé par tout ce qu’elle lisait, tant et tant imprégner de cette missive mystique, qu’elle en tremblait de tous ses membres, en tournant et retournant les pages de son livre qui lui enseignait, le pourquoi, le parce que des choses de la vie d’autrefois, la papauté,  les apôtres, les Templiers, la royauté, le tiers État, et toujours et sans fin, le petit peuple qu’on trompe, qu’on maintient , et de tous les temps, dans la misère, par dessus tout dans l’ignorance.

Oui oui oui, se disait-elle à elle-même, c’est l’ignorance la cause de tout ; le manque de culture que se réserve l’élite ; pourquoi ont-ils tous les droits ; quand le peuple doit se taire à genoux, est prier un dieu tu nous réservent un soi-disant paradis céleste. Oh ! Peuple des ténèbres debout, lève toi, relève la tête et marche vers la lumière du savoir culturel, lui seul t’apportera la lumière de la connaissance du savoir-faire ; afin que ta vie soit tout autre !

Sans le savoir, Elle était en train de s’éveiller à la vraie vie, tout comme Monsieur Jourdain faisait de la rose, sans le savoir. Cela s’appelle la farce de la vie.

Dans ta misère éternelle des hommes Oh ! Peuple dans l’ignorance imposée de la bêtise humaine voilée, j’oeuvre pour ton bien-être futural…

J’apprends à t’aimer sans te connaître, peu importe la couleur de tes yeux, marron, noir, vert ou bleu, nous voyons tous la même chose ici-bas la porte reste close sur la misère. Oh ! peuple infâme, Oh ! Mon frère, mon père serais-tu sans âme apparente sur cette terre désolante, qu’on ose appeler terre des hommes…

Peuple d’hier et d’aujourd’hui, ou de demain tu devrais tendre ta main pour avoir un bout de pain dur distribué par l’Armée du Salut alléluia alléluia alléluia, chante mon frère, chante avec moi…

Des siècles des siècles et des siècles d’éternité de grande misérabilité, et qu’on brûle des cierges le dimanche pour que dure et  perdure la cadence cette sempiternelle rengaine, d’un Dieu croque-mitaine…

Oh ! Un peu quand seras-tu enfin adulte délivrer de l’emprise imbécile ?

De l’immense bestialité humaine que dirige ce pauvre monde dérisoire…

Cette nuit là Mézissa, fit un drôle de rêve : Elle était seule au milieu de la forêt du Comte Gaiquéfou, il était cerné par toute sorte de serpents, des vipères, des couleuvres, des orvets ; toutes ces bestioles gesticulaient autour d’elle, comme l’empêchant de sortir de leur emprise ; alors elle fut prise de panique, et elle appeleait au secours :

  • maman maman aide moi sortir de ce cercle infernal ! Silence silence, rien ne se produisait elle était seule, si seule au centre de cette ronde de serpents, qui tous se rapprochaient d’elle, en sifflant leur venin. Oh ! peur immense.
  • À moi à moi s’écriait-elle !!

Et soudain elle vis venir vers elle le paon qui fit un bruit puissant, il claquait  des ailes…

(La suite demain)