HISTOIRE A LIRE

MEZISSA & MEZIENDON #6

Comme si il frappait dans des mains invisibles, et elle vit disparaître tous les nœuds de vipères et tous les rampants qui était la cause de sa frayeur épouvantable ; et c’est en courant qu’elle sortait de la forêt en compagnie du volatile qui veillait sur elle, et sous ses yeux, elle vis sa transformation soudaine.
La femme en blanc était tout près d’elle, et cette fois elle compris que c’était sa mère morte qui s’occuper d’elle ; longtemps, très longtemps, son rêve la hanterait, elle le savait du plus profond de son être. Sa mère, pour elle, était devenue une messagère envoyée de l’au delà de la vie…
Elle avait disparue en lui disant ; encore une fois : fais très attention à toi petite Mezissa, ne viens plus dans ce bois maudit surtout toute seule, ici on rode la mort. Attention danger, fais bien attention à toi !
Elle allait rendre au père Jyvoiquedal, son bouquin, et elle refusait de lui dire ce qu’elle en pensait, de peur d’être incomprise de lui, même de lui désormais elle se méfierait de tout Le Monde.
Un inspecteur de police en civil vint au village pour questionner les gens sur la découverte du cadavre dans le puit de Popole, ils s’en retournait dans sa ville complètement inculte sur cette affaire, car personne ne savait exactement ce qui c’était passé. Le maire convoquait tous ses électeurs pour les informer d’un nouveau fait en leur disant :
mes chers Mes très chers concitoyens l’heure est grave, nous avons sur les bras un cadavre dont on ignore tout, jusqu’à son nom, tout ce que nous savons c’est qui la reçu une vingtaine de coup de coupe papier qui lui était au fond du puit ; la justice fait son enquête, et advienne que pourra…
Tôt ou tard, nous finirons par savoir !
Tous chez Momone, c’est la Mairie qui régale ! Tous complètement assoiffés, ils entonnèrrent :
A la tienne Marianne,
A la tienne Popole,
À la tienne Père Ellicot,
À la tienne Dudule,
À la tienne Gégène,
À la tienne père Jyvoisuqedal !
À la tienne petit Louis !
À la tienne Mézissa !
À la tienne Madame Legropet !
À la bonne votre, Monsieur le Maire !
C’est dans cet ambiance que Madame Legropet lâchait un pet de none, c’est un petit pet qui ne s’entend pas ; mais attention bonjour l’odeur ; chacun se mit à suspecter son voisin ; sans mot dire, et Popole qui n’avaient pas sa langue dans sa poche ironisait :
Ne sautez -vous rien venir, Oh ! Petite sœur Nonne par excellence ; ça c’est un pet de femme ! Silencieux mais oh combien parfumé c’est bien simple sa sent la charogne
Madame Ravisée, dit Momone, s’empressait d’ouvrir toutes les portes et fenêtres afin que s’en aille ce fumet déplaisant, et de ce fait, c’était à qui péterai le plus fort ! Même le Maire se laissait prendre au jeu !
Concert de pétomanes, il y eut le pet du chartier au pet du déménageur, le pet à répétition, le pet voluptueux, le pet nuptial, le pet musical, et surtout le pet libérateur en quelque sorte le pet de la liberté anale.
Le droit de péter on n’en veut quand on veut comment le souhaite petits pets ou gros pets, qu’importe le tout étant de péter pour se libérer des vents intestinaux qui s’accumulent dans nos boyaux et qui se transforment en gaz, d’où le gaz part en balade. Le plus plus beau le plus phénoménale des pets étant une pet de vache ! C’est très puissant et vachement impressionnant ; ça contribue même à polluer l’air ambiant de nos campagnes, par ce que ça contient un mauvais gaz (le métane). C’est ainsi qu’il est fortement conseillé aux fermiers de laisser la porte de la vacherie toujours ouverte…
Ce jour là seul manquait le pet des bourgeois, et pour cause, il étaient tous dans leur domaine, à se masturber le cerveau, au sujet du cadavre et de la sinistre découverte.
Le Comte de Gaiquéfou, allait rendre visite au Baron de la Maltournée et lui tint à peu près ce langage :
ce qui est surprenant mon cher Baron c’est le coupe-papier retrouvé dans le puit de Popole ? Olala la là ouille !!
Oui ! Ce n’est pas très sain, avec sa fleur de lys, un coupe-papier en or, Y a plus le respect des choses précieuses ! C’est fou ça !
Ce qui est certain, c’est que, un tel engin ne vient pas des gens du peuple, À moins qu’il est été volé par un chenapan, dans une seigneurie du coin !
Ça c’est fort possible, des vauriens voleurs, ce n’est pas ce qui manque par ici !
C’est sans aucun doute là seule explication plausible !
Sûrement, sûrement, je vais essayer de rencontrer mon ami le préfet, pour savoir c’est qu’il en pense vraiment !
C’est une très bonne idée ça, et je serais très heureux d’être tenu au courant de vos démarches, terminait le Comte de Gaiquéfou !
Et c’est en sirotant chacun une absinthe qu’ils se saluèrent toujours aussi cérémonieusement. Pendant ce temps, Mézissa qui prenait goût à la poésie était, elle en train de se concocter un poème, sous le saule pleureur qui l’a caressait de ses branches pendantes.
C’est ici que j’ai vu le jour,
Sous le soleil de Vernous en Sologne,
Oh ! Peuple misérable tu besognes,
Sans doute pour longtemps et toujours,
Tu seras mon seul et grand amour…
Il y a ici tant et tant de sueurs,
Tant et tant de labeur et de pleurs,
Elles sont sur toutes les pierres tombales,
D’un vent joyeux qui me trimbale,
Du cimetière au père Jyvoisquedal,
De l’église au vide sidéral,
Qui me chante ton histoire,
Tantôt Rose est tantôt noire,
Mais en tout cas jamais indifférente,
Au son de cette vie trépignante,
Que j’apprécie par-dessus tout.
Tu es mon seul et grand amour,
Celui qui me fait chanter
Vibrer, rire et poétiser…
Oh ! Peuple, mon amour tant aimé
Un jour viendra, je le sens, je le sais,
Ou ma lumière t’éblouieras assez,
Pour que tu puisses m’apercevoir,
Dansant et chantant pour toi…
Au-dessus de ton toit,
Comme ma mère le fait pour moi,
Je suis ta messagère invisible,
Qui chante et danse et poétise,
Rien que pour toi.
Je danserai dans l’au-delà.
Désormais Mézissa est devenue, une belle jeune fille, Elle a eu ses règles l’année dernière, c’est Madame Legrospet il l’a initié à ce nouvel état de femme, l’informant de l’A.B.C de sa condition féminine.
Elle est brune de par sa chevelure, qui a des reflets un peu roux, ses cheveux sont frisés naturellement, Elle est plutôt bien en chair, Elle a de beaux yeux verts, pétillants et plein de malice, et elle va avoir bientôt quatorze ans.
Elle ne désirait pas aller chez les bourgeois, c’est donc en ferme qu’elle va faire son apprentissage de sa nouvelle vie. Son père lui avait trouvé une place chez un gros fermier du côté de Romorantin à Pruneaux en Sologne. Ce nouveau pays, s’appelait ainsi, car, dans le village il y avait d’énormes pruniers, ce sont des prunes ovales bleues, qui quand elles sèchent peuvent devenir des pruneaux. Elle se pose des tas de questions, qui pour l’instant restaient sans réponse. Mais elle serait vite fixée, sur son nouveau sort, car son père devait l’emmener dimanche prochain chez son patron.
C’est le début de l’automne, nous sommes en 1933 ; tout comme son enfance, les feuilles mortes tombent à terre, et heureusement pour elle, ses souvenirs vont lui être d’un grand secours. L’aventure commence à Pruneaux !

(la suite demain)