HISTOIRE D'EN RIRE

NANANNE & ZEZETTE

Je suis une révolution à moi toute seule et comme la terre je tourne en rond sur moi-même …

Tout ça remonte à jadis au temps où j’étais enfant, faute de comprendre les adultes, je faisais comme Zézette (une laide chienne bâtarde) : je tournais en rond, mais moi j’avais le désavantage de ne pas pouvoir me mordre le bout de la queue …

J’ai, et depuis toujours, aimé les bébêtes, parce qu’elles sont saines, simples, compréhensives et aimantes …

Entre l’homme bête d’aujourd’hui qui s’aime et la bête savamment immonde, cultivée, programmée, formatée par un bonobo qui s’ignore, mon cœur balance, mon âme penche, ma tête bourdonne, mon pied droit se met devant mon pied gauche et avec Zézette on tourne en rond. Je suis une résolution cons-tante, qui marche vers la révolution culturelle permanente qui s’amorce (elle) sur les ailes du vent, que me chante la chouette hulotte ou sa sœur qui ne m’effraie pas du tout, du tout (assez de chuintement) …

Le marsouin est un cétacé qui ne se prend pas pour un président, c’est assez de tout ça. Demain tu seras un cénobite en grande errance, car nul ne veut de ta souffrance maladive, imposée par ta venue pestilentielle qui devait être toute autre. Tout se transforme, rien ne se perd, tout naît et renaît de ce qui est pré-sent sur la terre; si j’aime cet arbre de vie c’est que je le connais bien, le charme de ce hêtre, ou la raison d’être de ce charme; c’est ici avec Zézette que nous venons faire la causette au quotidien, et on continue de tourner en rond autour de ces trois arbres, oui, il y a aussi un chêne rouge d’Amérique, qui lui est épris d’un rêve de grand glandeur européen … Être ou ne pas être …

Comme un être en mal de pouvoir mes trois spécimens d’arbres sont en grande discussion :

  • Moi, dit le hêtre, un jeune homme est venu se pendre à l’une de mes branches ! (Il ne voulait plus être) …
  • Ah bon! Enchaine le chêne: moi j’ai fait mieux, après avoir jeté des glands sur la tête d’un jeune couple qui faisait l’amour à l’ombre de mon tronc en émoi, je fus soudain épouvanté de les voir s’attacher chacun à l’une de mes branches, puis ils se sont tous deux pendus en même temps, j’en suis encore rouge d’émoi …
  • Quant à moi se mit à chanter le charme en se dandinant, une jeune étudiante est venue se vider de tout son sang, elle ne savait que répéter: « j’ai plus de rêves américains, ça n’a plus de raison d’être et ma vie n’a plus de charme : j’ai dû boire et avaler tant et tant de sang d’un coup que j’ai perdu mon charme », Zézette, pisse-moi dessus pour me laver en surface, s’il te plaît Zézette demande à ta maîtresse de faire la même chose, et le charme de continuer sa plainte: « qu’on me pisse dessus qu’on me crache sur mon dessous je veux être lavé de tout ce sang répandu sur mes racines ! »

Vas y, Nanane avec ta Zézette, vas y nénette tourne, vire avec ta Nanane tourne en rond fais ta révolution en chan-tant, Zézette te donne le la avec le goût du coût de la vie. Aïe,aïe,aïe,aïe, le prix de l’ail, ouille, ouille, ouille, ouille, celui des nouilles, le prix d’un œuf de poule, ça me fout les boules, j’suis une rate en colère c1ui veut faire trembler la terre entière, je ne veux pas que mon ami le rat ait la queue capotée, c’est contre nature, je veux pratiquer la baise au naturel, je ne veux pas sa-voir, ni vos rimes encore moins vos raisons et je vous interdis de toucher à ma famille rate qui vous déteste: aïe, aïe, aïe, le prix de l’ail, cot, cot, cot, cadette le prix de l’omelette. Tourne, Zari est avec toi ! Vas-y Nanane avec Zézette tourne, tourne en carré de gauche à droite ou le contraire, le monde s’en fout, tu peux aussi faire un rond dans le carré, où des triangles, ou des losanges ; y en a des cas de figures, c’est pas ce qui manque dans le monde, t’as même pas besoin d’avoir de l’imagination; eh oui! Ma petite Zézette même ça, le rêve imaginatif; ils l’ont abîmé eux, les ils, les on, les huiles, les gros gras, les anti culturistes, les anti tout, les débilobobos, les tropaùnés, les tropayés, les trodeluxe … Zé-zette est aux abois, elle veut que ça cesse, elle ne sait plus dire que ça : « Y ouf, ouaf, ouaf ».

En langue de chatte, ça veut dire zeveupa, et il va bien falloir que vous finissiez par l’entendre, parce que sinon, Zézette a encore toutes ses dents, de très beaux crocs, il suffit à Nanane de lui dire : « vas-y Zézette, bouffe lui le zizi à cet énergumène» et ce sera de la faute à Pierre Perret…

Lorsque j’étais enfant, je tournais déjà en rond, je marchais en long et large et même en diagonale et je criais à tue-tête : « quéquette, zizi, hi-bite, cul-cul, trou-sale, trou de balle, trou-du-cul, chiotte de merde, foufoune, eunuque, sans couille … » Et c’est ainsi que Nanane fit connaissance de Zézette, elle eut pour elle un véritable coup de foudre en lui susurrant des : « viens ma Zézette, viens ma foufounette, viens ma sans couillette ». Zézette avançait en rampant tel un fayot présidentiel ; ses yeux disaient l’amour vrai et dans un silence des plus causants le vent emportait ce chant merveilleux, celui que chante désormais le rossignol de nos désamours. Alors, Nanane s’en revenait de chez son pépé «Dodu» avec bien entendu sur ses talons sa chère Zézette qui lui chantait sans jamais en être lassée et dans un silence complice des : « ze t’aime » ardents …

Alors, alors, alors un fait extraordinaire eut lieu, un cygne sauvage se posait devant ses yeux émerveillés, elle se mit à lui parler: qui tu es toi, que me veux-tu toi? Le volatile se mit à tourner en rond, tout autour d’elle il gonflait ses ailes, il chantait et dansait le ballet d’un cygn e en colère sans raison apparente ; Zézette qui remuait la tête se mit elle aussi à tourner en rond et Nanane faisait comme elle et naquit la danse du beau cygne. C’est le pépé Dodu qui a expliqué cela à Nanane, lui disant qu’elle avait reçu un sign e du destin, peut-être que ce cygne venait de très loin et qu’avant d’être cygne il avait été un autre être différent. Un tout autre lui disant encore qu’elle le reverrait souvent …

Et c’est comme ça que nos deux damoiselles se mirent à ausculter le ciel tout en continuant leur ronde incessante. Je suis une bande de connes à moi toute seule, j’ tourne en ovale dans l’illusion totale, je vais passer toute mon enfance à tourner n’importe comment, je vais m’étourdir, je vais m’enrichir de tout cc qui ne sert à rien, uniquement pour le plaisir de déplaire à tous : sauf à Zézette, à pépé Dodu et à mon beau cygne que j’attends de revoir encore, encore, encore. Je veux vous parler de pépé Dodu, c’était un drôle de petit bonhomme, tout ridé, tout ratatiné, tout rabougri, tout comme si il avait reçu des coups du sort de sa pauvre vie, sans doute avait-il été gazé dans d’affreuses tranchées …

Il était plein de non-dit, il disait que le monde lui avait volé son enfance, il disait que la société était mal faite, qu’il avait reçu beaucoup trop de coups de pieds au cul sans raison, il disait avoir eu très faim et très froid, il disait que son cœur était mort, que seule son âme avait survécu à trop de manque d’amour, il disait et faisait des choses étranges ; il avait un large front, un trou dans le menton et dans la main gauche un énorme bâton qu’il brandissait dans une litanie bizarre, qu’il était le seul à com-prendre, il avait un étrange pouvoir, celui de me plaire et de m’émouvoir sans fin. Il disait que celui qui volait un œuf, c’était simplement parce qu’il avait faim … Mais que par contre celui qui volait un bœuf, c’était pour s’enrichir sur la misère des pauvres. Ah oui ! Franche.ment il avait de belles et grandes et chaudes idées mon papy Dodu, mon beau pépé Dodu. C’était quelqu’un de bien, il vivait de rien (trois poules et deux canards) il braconnait un tout petit peu, il tendait des collets pour attraper une ou deux queues blanches, il chassait un tout petit bout sur les terres et dans les bois du comte de la Quéquiètte qu’il détestait avec délectation. Il était beau dans sa laideur, parce qu’il était vrai, il était aussi beau que pouvait être laid Monsieur le comte de la Quéquiètte. Il vivait dans une misérable cabane en bois, faite de ses mains, il faisait du charbon de bois pour le fameux comte de la vibration, chez les savibredure une race de seigneurs toujours en place au L”{Je siècle; hé oui! Que voulez-vous ?

Les ducs, les nobles, les comtes, les aristobobos, les êtres à particules, les beaux voleurs de parachutes dorés ; et pour cause l’homme en or, cervelle d’une perle rare d’une valeur inestimable ayant à la place du cœur un énorme lingot d’or, les bourses remplies de ce précieux métal (métalor) tant apprécié du CAC 40. Un petit duc de la pacotille, bec crochu et griffes acérées condor et faucon en même temps, un petit être minuscule, malfaisant ose parler à son petit peuple et en bon uniforme il l’informe qu’il mangera et boira à sa faim tous les dimanches, la poule au pot servie de légumes avariés et du bon café Marco: Henri IV marchand de savate et Sarko marchand de bobo: qui qu’a fait ça, c’est qui Kaféça, c’est qui Kaféci, tout ça c’est déficitaire ( … ) (Défit se taire) c’est l’écrit vain. C’est qui qui a fait Sarko ?! C’est lui qui dit, c’est lui qui fait, c’est Sarko kiditquoi, c’est Sarkokiféki, c’est quicaféSarko, c’est kikafé l’homme en or du cheveu au croupion, y’avékapas le mettre sur le trône, parce que tout ça cé couzu de fils en argent, en platine qui monte, qui monte, qui monte … Tout cela fait dans la légalité, le leg alité(. .. ). Enfin, en tout cas, moi j’ai pas voté pour ce spécimen au deuxième tour, j’ai voté Bayrou car c’est beau. Fran.soi, et que j’aimais pas Nic-o-las, niquecolas. Toujours est-il que j’ai le sentiment qu’il a niqué le peuple. Merci pépé Dodu tu avais raison, il faut sans cesse tourner, tourner sur soi-même pour devoir avancer encore, et c’est pourquoi Zézette et moi on tourne, on tourne, on détourne, on contourne, mais en tout cas on évite de reculer et ça c’est déjà énorme.

Nanane a envie de discuter ce jour, elle aimerait nous entretenir d’un non-dit de sa jeune enfance. Alors qu’elle avait neuf à dix ans, ça devait être un dimanche d’un quelconque printemps des années 52 ou 53 je ne sais pas très bien et qu’importe ; avec ma tendre Zézette nous regardions le ciel qui fabriquait de drôles de nuages ; et soudain je fus interpellée par mon beau-père qui me disait : « viens voir, viens ici vie  t ucher !1 -d  uoi,  ue c’edis , qu’est-cc que ça,  vieux sa au , vieux dq ‘est-ce egueu, vieux sa que tu vas voir ta gueule de pauvre 111.ec, je vais appeler maman, j’ai même mieux tiens Zézette ! Va lui bouffer la queue à ce vieux con » et miracle ma bonne Zézette lui a montré ses crocs jaunes et je suis allé lui mettre des tartes sur sa sale gueule et je lui ai craché des-sus en le traitant de pauvre asticot sans couilles et je lui ai dit que j’irai déféquer sur sa tombe. Jamais il n’a recommencé son sinistre jeu de bit bête dans la main. Jamais, jamais, jamais …

Pour ne pas attrister son pépé dodu, Nanane pratiquait le non-dit parce que finalement elle avait un bon fond, elle ne voulait pas lui faire de mal, elle l’aimait son pépé Dodu. Une fois avec lui, Nanane avez parlé de quéquettes qui sortent des braguettes, alors sous forme de plaisanterie il lui avait dit « si un jour il t’arrive de voir une aussi vilaine chose, oh la p’tite Nanane hurle au vent ce malade sadique veut me faire toucher sa quéquette, raconte-le à tous les oiseaux du ciel, demande de l’aide à ton ange gardien ( … ) »

T’inquiète pas mon petit pépé Dodu, j’ai toujours Zé-zette avec moi, elle ne me quitte pas, ensemble on danse la valse de la vie, on chante et puis on tourne et on retourne la situation, parole de Nanane et c’est tout dire … »

Je suis restée une révolution mais je ne peux plus dire à monde ego « à moi toute seule », je n’ai pas de cesse de tourner, mais je vire dans la manière de tourner, car je viens de constater que je me retrouve toujours à la même place, que j’aille vers la gauche ou bien vers la droite, je me retrouve au centre du dé-part, alors je me suis dit dans mon for intérieur : « tu es centriste sans le savoir, oui, oui, oui ! » Mais ça se complique avec le centre-gauche et avec le centre-droit, j’opte donc pour le centre, par cc que les extrémistes, l’histoire nous a enseigné que ça peut mener très loin et entraîner le pauvre monde dans un immense bain de sang.

Et comme il sait à peine nager imaginez le, ce petit monde qui déteste la couleur rouge sang nageant dans un océan de sang; l’océan Pacifique et la mer Rouge et la mer Jaune, la mer Noire et la mer Blanche et toutes les mères de la planète « Terre des hommes » sont rouges de colère parce que leurs pieds et leurs mains portent les marques et les stigmates d’une trop importante misère, c’était déjà comme cela pour leurs ancêtres, ça dure et perdure depuis la nuit des temps.

Nos enfants, nos petits-enfants, nos frères de tous bords devront-t-ils encore et pour toujours subir cette loi contre nature, imposée par de vulgaires singes mimant l’amour au quotidien, dans leur fonction d’épuration plus que maladive envers l’être humain! Je pose la question: nos enfants, la chair de notre chair, le sang de notre sang, notre simple raison d’être, vont-ils encore devoir attendre des siècles et des siècles de souffrances et de misères ! Avant de pouvoir accéder au permis de vivre, sans qu’ils soient obligés d’en faire l’aumône en haut lieu( … ) Permis de vivre 2008. Zézette à moi, viens ma belle, viens que je te caresse, viens plus près, j’ai froid en dedans, j’ai trop de bleus à l’âme, j’ai trop de sang sur les mains, et mes pieds marchent sur un tas d’immondices puant, infectant, polluant, et je glisse inexorablement dans une misère noire de peur, qui me donne la ré-volte dans mon triste cœur malade du manque d’amour, pour autrui …

Et que j’te lance une bordée d’incivilités mal élevé, embauché, léché, impoli, malotrus, maroufle, galoupiot, gougnafier, huron, iroquois, ostrogoth, paltoquet, peigne-cul, rustre, rastaquouère, butor, condor, hurluberlu, sangsue, impotent du cerveau, brimé de la particule, gesticuleur de testicules … Rodomontade, ultimatum, dangereux péril, point noir, spectre, toutes mes poussées annales et je vous envoie un pet de paysanne donc un pet de vache et je vous adresse ma très haute pétomanie, puisse celle-ci nous permettre de vous identifier et de vous apprécier à votre vraie odeur … Et je vous pète en pleine tronche ! Et je vous pisse à la raie ! Et je vous écrase les couilles pour en faire une purée de spermatozoïdes pour tous ceux que vous avez rendus stériles par votre inutilité sur la terre des hommes. ( … )

Au secours Zézette ! Au secours papy Dodu ! Au se-cours, à moi ! Je meure d’une petite fièvre, avec un prénom sur mes lèvres et trop de souvenirs malheureux, quelque part au fond du bout du regard d’autrui dans le trou noir du trouduc du monde …

Zézette regarde là-haut, il vient vers nous, oui, c’est lui, regarde-moi cette envergure, ce vol majestueux, vois comme il est beau, il tourne au-dessus de nos têtes, il faisait des ronds en chaîne, il voulait dire quelque chose à Nanane qui elle, avait beaucoup de mal à saisir, elle n’avait d’yeux que pour lui, son cygne, il vint près, si près d’elle, il frottait son cou sur sa main, il cherchait la caresse, alors, alors doucement Nanane se mit à lui parler très tendrement en lui passant la main sur la tête, sur le cou\/, elle sentait battre son cœur de volatil tic-tac, tic-tac, un truc tomba à terre, c’est Zézette qui le ramassait, beau cygne venait de s’endormir d’épuisement et Nanane se mit à découvrir ce qui était écrit dans une langue inconnue. Était-ce de l’amérindien? Du langage des druides? Ou quoi exactement elle n’en savait rien. « Je demanderai à pépé Dodu demain» se disait-elle à elle-même et tous trois au bord du lac des cygnes s’endormirent profondément

  • Ce sont des bruissements très particuliers qui se rapprochaient d’eux dans un chant à peine audible, sur une musique genre Beethoven : tatatata, bababababa etc. etc. qui leur firent ouvrir les yeux. Nanane par pur plaisir passait ses deux mains sur ses mirettes encore toutes endormies, elle se demandait si c’était un rêve ou alors le contraire c’est-à-dire la réalité.

Une multitude de beaux cygnes blancs et, deux points noirs venaient a leur rencontre, il y en avait tant et tant, que tout le ciel en était caché et c’est à ce moment précis que s’envolait le beau cygne, il tournait trois fois de suite au-dessus des têtes des demoiselles et peu de temps après une gigantesque ronde s’étalait dans tout le ciel, dans un bruissement d’ailes merveilleux et qui, petit à petit et au fur et à mesure que chaque cygne se po ait d’abord sur l’eau du lac et puis sur les rives du lac, puis sur le chemin du lac, il y en avait partout, l’endroit était blanc de cygnes, seul un couple noir continuait sa ronde ou sa danse, c’est selon ou plutôt son ballet, il tournait, tournait et les têtes de Nanane et de Zézette tournaient avec lui les yeux émerveillés …

Nanane était pensive, on dirait toute une société avec en tête un couple de juste et de sage et c’est alors qu’un chant étrange se fit entendre c’était un cri de joie, d’espoir intense, c’était un hurle-ment d’amour. Nanane était éberluée, époustouflée, ahurie, elle était bouche-bée, Zézette avait perdu sa gueule. Elle était dans le même état que sa Nanane et dans un moment de magie, comme seule là vie sait en offrir . Il arrivat une chose extraordinairement banale : la naissance de plusieurs milliers de bébés cygnes en même temps, de minuscules cygnes blancs étaient posés sur les dos de leurs mères, qui elles toutes ensemble et en même temps au erueme de seconde, enfonçaient leurs têtes et leurs cols sous l’eau ce qui permettait aux bébés de se balancer et ce qui donnait une musique à nulle autre pareille …

Alors, Nanane et Zézette ont continué à tourner, à virer, à danser dans le souvenir d’être sur la terre des hommes car il y a toujours quelque part un peu de joie à saisir à comprendre et à aimer d’amour.

  • Dis-moi, pépé Dodu, c’est quoi le langage des druides ? Dis-moi s’il te plaît.
  • C’était une institution religieuse des Celtes, le druide était un genre de prêtre juste et bon qui dirigeait le monde en Gaule, en Bretagne et en Irlande. C’est très loin tout ca !
  • Ah bon et l’amérindien c’était qui lui? Dis-moi pépé, ra-conte!
  • C’était un homme qui pratiquait une culture propre et saine en rapport avec la nature. C’était un Indien d’Amérique du Nord!. ..

Il va me falloir étudier encore et encore. Il me reste tant de choses à découvrir et Nanane et Zézette se sont regardées, embrassées sous le regard attendri de leur pépé Dodu, et elles continuent de tourner avec la terre, en regardant plus que jamais la lune, les étoiles, les nuages et elles sont uniquement à la recherche de l’amour sous toutes ses formes: et oui l’amour en-core l’amour, sans cesse l’amour, toujours l’amour: l’amour au quotidien, l’amour dans la fonction de tous les jours, l’amour de Dame Nature, l’amour de tout ce qui est vie sur Terre, l’amour et le respect d’autrui, car sans amour on n’est rien, c’est comme un slip sans élastique, ça tombe à la renverse, à terre et il se casse la tête et le derrière et le coccyx et il marche sur les genoux au lieu d’être debout et c’est ce qui l’empêche d’avancer, car il traîne à ses pieds des chaînes, des boulets d’incompréhension et de bêtise humaine qui lui voilent et la tête et le ce1-veau qui est pris dans un monstrueux filet de menteries incommensurables dans lequel il se débat seul, toujours seul, comme la lune, comme le soleil, il  tourne en rond comme Nanane, comme Zézette,.x’ un jour proche il trouvera la manière de s’en sortir et d’av{mc r vers la lumière du vrai et du beau et alors enfin il sera heureux …

Et Nanane de chanter sous le charme du grand chêne, avec sa Zézette sur ses talons, et à l’ombre du hêtre et du charme : Monsieur Obama j’aimerai tant et tant vous serrer la main et vous présenter ma Zézette d’amour ! Et c’est alors que Zézette grimpa au faîte du grand chêne rouge d’Amérique pour lui adresser ce message en hurlant à la vie « Monsieur Obama, ma Nanane vous trouve très beau». Et Nanane tournait, tour-nait, tout en valsant la danse de l’amour universel.