POESIE

SUR LA CIBLE DE L’INNOCENCE

Quelque soit sa couleur,

Blanc, beurre, noir ou autre,

Souvent noir tout noir,

Plus visible qu’un Renoir,

Plus mulâtre qu’un Gauguin,

L’enfant est là !

Présent vivant et

Il espère dans le noir ne plus avoir faim.

Oui c’est toujours un enfant qui hurle sa faim.

Tel un félin…

Et l’homme lion,

Fier d’être félon c’est son petit carton

Sur la cible de l’innocence.

Oui c’est toujours un enfant,

l’enfant de la femme inutilement né,

qui hurle à la vie,

En espérant la mort …

Et l’homme sourd,

fier de devenir muet, fermant un œil,

fait son petit carton,

sur la cible de l’innocence.

L’enfant est là !

L’enfant a froid,

l’enfant pleure dans un silence mortuaire…

L’enfant regarde, l’enfant voit l’enfant court,

l‘enfant hurle sa frayeur c’est beaux yeux innocence découvre l’horreur…

L’enfant devient rouge,

Il se meurt dans la plus haute indifférence,

l’enfant n’est plus là,

un frisson passe sur le monde…

Oui, oui,  oui,

c’était hier,

c’est aujourd’hui et,

ce sera demain,

car depuis toujours toujours toujours,

l’homme féroce félon,

l’homme de la honte,

a fait et fera son petit carton

sur la cible de l’innocence

un point c’est tout.

 

Ecrit il y a 15 ans.

Gracieusement offert à la Ligue des Droits de l’Homme d’Angers.